jeudi 7 mai 2009

ce video ça m'a parut très important car nous donne quelque chose à penser





À QOUI SERT L’AGROCARBURANT ?

 

 

Le biocarburant (ou agrocarburant) est un carburant produit à partir de matériaux organiques renouvelables et non-fossiles. Cette production peut se faire à partir d’un ensemble de techniques variées : production d’huile, d’alcool par fermentation alcoolique de sucres ou d’amidon hydrolysé, carburants gazeux obtenus à partir de biomasse végétale ou animale (dihydrogène ou méthane), ou carburants solides comme le charbon de bois.

Pour utiliser les agrocarburants dans les moteurs, deux approches sont possibles :

§                     Soit on cherche à adapter l'agrocarburant (par transformation chimique pour obtenir du biodiesel par exemple) à des moteurs conçus pour fonctionner avec des dérivés du pétrole ; c’est la stratégie actuellement dominante mais elle n’a pas le meilleur bilan énergétique ni environnemental.

 

 

Bibliographie : www.wikipedia.org

 

Les agrocarburants (ou biocarburants) obtenus à partir de plantes terrestres résultent principalement de deux filières : la filière huile, à partir de colza, de palme, de tournesol, de jatropha curcas, et la filière alcool, à partir de la fermentation de sucres de betterave, de blé, de canne à sucre, de maïs ou de déchets végétaux. En 2005 près de deux voitures sur trois vendues peuvent utiliser au choix de l'alcool ou de l'essence. Seuls l'éthanol et les huiles végétales sont utilisés dans les transports, le méthane (ou biogaz) issu de la fermentation des déchets est généralement destiné à la production d'électricité et pour chauffer des bâtiments. Son utilisation pour propulser un véhicule, comparable à celle du GNV, reste encore très marginale.

Le bilan environnemental des agrocarburants (à tort généralement appelés biocarburants) dépend de la filière considérée (alcool, huile végétale pure, biodiesel, etc.), et du type d'agriculture pratiquée (agriculture intensive, agriculture biologique, etc.). Pour un bilan environnemental sérieux, il faut tenir compte de l'impact des engrais et des pesticides utilisés, de la consommation en eau qui peut être très importante pour certaines espèces végétales, de l'impact sur la biodiversité quand d'immenses zones de cultures remplacent des forêts tropicales (voir Worse than fossil fuel de George Monbiot). Le bilan C02 des agrocarburants n'est donc pas neutre compte tenu de l'énergie nécessaire à leur production et ceci même si les plantes puisent le carbone qui les constitue dans l'atmosphère : il faut tenir compte de l'énergie investie pour la production des engrais, du carburant utilisé par les engins agricoles pour la culture et la récolte, aux transports des produits obtenus, et enfin à la consommation énergétique au niveau de toutes les étapes du processus permettant l'obtention du carburant. La filière HVP (Huile Végétale Pure, ou HVB: Huile Végétale Brute) a un meilleur bilan que la filière biodiesel.

 

 

Bibliographie : www.wikipedia.org

La relation entre les pays du sud

 

Les agrocarburants peuvent aussi avoir des conséquences sociales importantes sur les pays du Sud, Ainsi l’a décidé l’Union européenne. Et pour répondre à cette forte croissance de la demande, l’UE devra importer des agrocarburants des pays en voie de développement, fabriqués à partir de canne à sucre et d’huile de palme. Les grosses entreprises et les gouvernements vont se ruer vers des pays comme l’Indonésie, le Brésil, la Colombie, la Tanzanie et la Malaisie où ils risquent de chasser la population pauvre hors de ses terres, de détruire ses moyens de subsistance, d’exploiter les travailleurs et de porter atteinte au droit à l’alimentation.

Les agrocarburants offrent l’opportunité de lutter contre la pauvreté en créant des emplois, en ouvrant le marché aux agriculteurs familiaux et en fournissant des énergies renouvelables bon marché pour un usage local. Mais les plantations intensives qui apparaissent pour répondre à la demande de l’UE engendrent davantage de menaces que d’opportunités pour les pauvres. Et ce problème va s’accroître encore à mesure que la demande s’intensifiera. A moins que l’UE n’instaure des garanties pour préserver l’accès à la terre, aux moyens de subsistance, aux droits des travailleurs et à la sécurité alimentaire.  Indonésie, pas loin d’un tiers de l’huile de palme est produite par des petits agriculteurs qui ont souvent perdu leur droit à la terre au profit de l’expansion des plantations. Bénéficiant de 2 hectares à titre de ’rétribution’, ces petits agriculteurs sont pieds et poings liés à l’industrie de l’huile de palme qui leur a fait crédit en échange de leur récolte. Cela signifie d’emblée que ces agriculteurs ne reçoivent pas non plus le meilleur prix pour leur huile de palme.  Nego Tarigan est vice-directeur de Sawit Watch, une organisation qui représente les communautés rurales, les agriculteurs et les travailleurs salariés touchés par la production d’huile de palme en Indonésie. Selon lui, “les décisions prises en Europe en matière d’agrocarburants ont des conséquences directes en Indonésie pour des millions de gens. Dans leur course folle, les puissants producteurs d’huile de palme n’hésitent pas à chasser les communautés des terres qu’elles cultivent depuis de nombreuses générations. Les travailleurs salariés et les petits agriculteurs sont exploités sans aucun scrupule et nous allons perdre des terres agricoles de grande valeur, que nous cultivions pour produire de la nourriture dont nous avons besoin pour vivre et gagner notre vie. Les projets proposés par l’UE aggraveront encore cette situation. Si rien ne change, les pauvres seront de plus en plus nombreux et toutes les terres seront dans les mains de quelques-uns”.[1]

 

Bibliographie :   www.wikipedia.org

                         

http://www.oxfamsol.be/fr/article.php3?id_article=1039


[1]

Contre l’agrocarburant

 

Selon Jean Marc JANCOVICI, Ingénieur Conseil spécialiste des émissions des gaz à effet de serre, il faudrait par exemple cultiver 118% de la surface totale de la France en tournesol pour remplacer l’intégralité des 50Mtep de pétrole consommés chaque année (juste) par les Français dans les transports (104% de la surface nationale avec le Colza, 120% avec la betterave et 2700% avec le blé). Malgré leurs avantages, les agrocarburants ne semblent donc pas pouvoir être une solution miracle qui nous permettrait de continuer de consommer autant de carburant qu'aujourd'hui. Certains espèrent y voir une solution transitoire en attendant la mise en place de nouveaux modes de transport. En dédiant une partie ou l'ensemble des terres actuellement en jachère à la culture oléagineuse (bien que les jachères soient souvent nécessaires au "repos" de la Terre), il est d'ores et déjà possible d'inclure un certain pourcentage de HVP dans les réservoirs de nos véhicules. La modification technique pour des taux inférieurs à 30% étant très simple, cette solution est applicable dès aujourd'hui. Cependant, au même titre que la déforestation, l'utilisation des jachères comme support pour des cultures pourvoyeuses d'agrocarburants est génératrice de nuisances. Sous les latitudes tempérées (Europe, Amérique du nord), ces jachères servent de refuge et d'abri à des espèces végétales et animales. En effet, d'après le Global Canopy Programme The GCP VivoCarbon Initiative, regroupant les leaders scientifiques sur le sujet des forêts tropicales, la déforestation est une des principales causes des émissions de gaz à effet de serre. Avec 25% des émissions totales elle n'est devancée que par l'énergie, mais bien au dessus des transports (14%). Plusieurs articles récents: (Deforestation: The hidden cause of global warming - The independent 14.05.07, Biocarburants : pires que des énergies fossiles ! - Les Amis de la terre) dénoncent dans les agrocarburants un mirage qui nous ferait perdre de vue l'essentiel : stopper la déforestation et diminuer la consommation de carburant. L'association Kokopelli, active dans la sauvegarde de la biodiversité par ses productions de graines et semences, a quant à elle publié sur son site un article intitulé Mettez du sang dans votre moteur! La tragédie des nécro-carburants. Selon le magazine mensuel AAM Terra Nuova (magazine italien)[1], un tiers de l'actuelle production de biocarburants pourrait être obtenue du recyclage des huiles usées, ce qui permettrait du même coup de résoudre le problème de l'élimination de ces huiles, qui a un impact environnemental important. Toujours selon ce même magazine, 3,6 milliards de litres de biodiesel pourraient être obtenus de l'émondage des cultures agricoles, et 13,3 milliards de l'entretien des forêts.

 

la faim dans le mondess

Pour l’agrocarburant

 

L'association Kokopelli, active dans la sauvegarde de la biodiversité par ses productions de graines et semences, a quant à elle publié sur son site un article intitulé Mettez du sang dans votre moteur! La tragédie des nécro-carburants. d'agrocarburants porterait un coup fatal à toutes ces espèces. Le Réseau Action Climat est sceptique quand à l'intérêt des agrocarburants et met en avant les conséquences écologiques de la  déforestation. Un rapport du Department for Transport britannique va dans le même sens RTFO. La déforestation en Malaisie et en Indonésie pour planter des palmiers à huile, et au Brésil pour planter de la canne à sucre (filière éthanol) nuit très sérieusement au bilan environnemental des agrocarburants classiques. Selon l'ONG Via Campesina la deforestation pourrait conduire à rendre les agrocarburants pires que le pétrole qu'ils remplacent.

 

Bibliographie : www.wikipedia.org